Lady Gaga et sa robe en viande en couverture de Vogue Homme Japon (photo Terry Richardson)

Lady Gaga et sa robe en viande en couverture de Vogue Homme Japon (photo Terry Richardson)

Lady Gaga – SHOWstudio – 200 Portraits from SHOWstudio on Vimeo

Quand j’ai découvert Lady Gaga, c’était un soir d’été 2009 sur MTV. Je ne donnais pas bien cher de cette jeune péroxydée qui se frottait en body blanc un peu trop XS au son d’un Poker Face que je trouvais « marketinguement » calé sur un morceau de Cascada (groupe d’Eurodance teuton très diffusé dans les boîtes de province et très téléchargé).

Etait-ce là l’avènement d’une madone du troisième millénaire ? Au fond, Madonna s’autorecycle très bien en solo et n’a nul besoin d’un ersatz pour lui dicter sa conduite ! Ou étais-je face à un revival musical dans la veine italo dance des early eighties ? (Samantha Fox (oui, elle est anglaise et pas italienne, mais c’est pareil), Sabrina, Spagna

Lady Gaga, Poker Face

Lady Gaga, Poker Face

Vous comprendrez donc que j’eusse un peu de mal à cataloguer l’artiste. Parce que mes amis vous le diront, je suis comme ça, j’aime me poser des questions sur des problématiques dont tout le monde se fiche en général. Sinon, il peut m’arriver d’avoir un avis sur tout…

Lady Gaga, sortie d'hôtel - Paris

Lady Gaga, sortie d'hôtel - Paris

Comment vouliez-vous que j’ai un avis sur Lady Gaga si je ne savais pas moi-même si je l’appréciais ou si je la détestais ? Parce qu’il faut que je vous dise aussi, quand je n’aime pas une chose aussi futile soit-elle, je la déteste. Je suis néanmoins plus modéré avec les gens. J’ai simplement tendance à dire qu’ils ne servent à rien lorsqu’ils m’indiffèrent. Là aussi, vous me trouverez peut-être un brin extrême.

Bref, revenons à notre Lady Gaga. Tandis que je n’arrivais pas à la cataloguer, je me souviens avoir témoigné de mon interrogation sur Facebook ou Twitter : « doit-on l’adorer ou la détester ? »

Et voilà-t-il pas que mes stagiaires de l’époque, Caroline et Léah, allaient à leur tour me conforter dans ma fascination pour le personnage. Tous les jours, ces deux minettes suivaient les prouesses vestimentaires de la star sur le Net… et moi avec ! Comment ne vouliez-vous pas qu’en qualité de modeux je ne m’attarde pas sur les effets de cette Lady du look ?

Lady-Gaga-Body-cuir-Jitrois

Lady Gaga, body cuir Jitrois

Ringard-chic ou sexy-déjanté chacune de ses tenues nous tenait en haleine. A un moment même – alors que mes deux comparses et moi-même étions définitivement acquis à la cause de celle qui pour nous avait depuis longtemps franchi les portes du royaume des stars – nous nous sommes inquiété de son sort. Une femme aussi jeune, si engagée artistiquement et si « overfull » allait-elle pouvoir résister au rythme effréné de sa gigantesque tournée ? Sa médiatisation et la pression des fans grandissant à travers le monde n’allaient-elles pas faire d’elle la nouvelle martyre des paparazzi ? L’artiste si nouvellement débarquée dans l’industrie de la musique ne risquait-elle pas d’exploser en pleine ascension ? Lady Gaga ne frôlerait-t-elle pas la tentative d’attentat pour ses déclarations libertaires et son comportement de nouvelle amazone ?

Point d’orgue de notre inquiétude, sa réaction à la suite du suicide d’Alexander McQueen qui s’était entiché d’elle et réciproquement. Mais non, Stefani Joanne Angelina Germanotta (de son véritable nom) semble admirablement bien avoir surmonté les épreuves se réfugiant dans les idées novatrices de Nicolas Formichetti son mentor en style (fraîchement promu aux commandes de la création de la maison Thierry Mugler) ou dans les tenues et accessoires « crystallized » du duo haute couture parisiens On Aura Tout Vu, que la belle semble ne plus quitter en concert et en promo.

Lady Gaga 52th Grammy Awards Los Angeles

Lady Gaga lors des 52e Grammy Awards de Los Angeles en 2010

Je me rends compte qu’elle nous avais converti à sa cause, fait de nous de nouveaux petits monstres comme tant d’autres de ses fidèles de par le monde, tous unis autour de sa musique et de son esprit.

Moment crucial de l’année, le concert français de Lady Gaga à Bercy. J’ai eu la chance de pouvoir y assister. Cohésion du public, séquence lacrimale, choré à l’américaine avec effets spéciaux.

Rien de grandiloquent en live, comparé à une Britney ou une Madonna, mais quand même ! A 24 ans à l’époque et partie de pas grand chose, je salue la performance de l’artiste en 2010.

Qui sait où Lady Gaga nous entrainera

Lady Gaga Monster Ball Tour

Lady Gaga, Monster Ball Tour