L’Entropiste signe avec White Blood une nouvelle création audacieuse, un floral musqué qui transcende les codes traditionnels de la parfumerie. Ici, la fleur n’est plus un simple symbole, mais un organisme vivant, palpitant, où le pétale se défait en sève et la sève reprend vie en pétale. Une entropie douce, une beauté en mouvement perpétuel. White Blood naît d’une fleur imaginaire aux pétales d’opale, un blanc qui n’est pas absence de couleur, mais la somme de mille éclats superposés, une lumière qui se diffracte et change selon l’angle. Comme l’opale, ce blanc est vivant, une matière faite de reflets, de nuances cristallines qui se fondent dans un lait de fruits et dans la matière vibrante des pétales.
Bertrand Duchaufour, le nez derrière cette composition, y révèle une facette plus colorée de sa palette. Le vétiver, fidèle à sa signature, s’y déploie aux côtés d’un bouquet floral et fruité, tandis que le musc, jusqu’ici plus discret dans ses créations pour L’Entropiste, s’affirme avec une sensualité nouvelle. Une composition lumineuse, subtilement contrastée, qui enveloppe les sens d’éclats solaires.
White Blood s’ouvre sur l’éclat du poivre noir et de la bergamote, avant de laisser place à un cœur où la carambole, le tiaré et le lotus rose se répondent comme les reflets d’une opale. En fond, le vétiver, le musc et l’ambre gris prolongent la trace, une pulsation intime et organique, presque charnelle. Ce parfum est fait pour un être de lumière, insaisissable, une présence mouvante, impossible à fixer, qui glisse d’un état à l’autre, se transforme et se réinvente sans cesse. Une sensualité solaire, libre, en perpétuelle métamorphose, nourrie du sang des fleurs et d’une iridescence troublante.





