Marie-Alexandrine Yvernault sous la lune

29 septembre 2026

La lune n’a jamais cessé de fasciner les joailliers. Ses reflets, ses reliefs et cette lumière qui n’existe que dans le contraste trouvent aujourd’hui une nouvelle interprétation chez Marie-Alexandrine Yvernault. Avec Séléné, sa nouvelle collection capsule de bijoux uniques, la créatrice parisienne explore un territoire qui lui est cher : celui de la rencontre entre le brut et le précieux.

Baptisée en hommage à la déesse grecque de la Lune, Séléné repose sur une alliance inhabituelle : celle des perles baroques et de la pyrite. Deux matières que tout semble opposer. Aux courbes irrégulières et aux orients roses ou verts de la perle répond la géométrie cristalline et métallique de la pyrite. L’une capte doucement la lumière quand l’autre la fait scintiller presque brutalement. Ce dialogue raconte aussi les deux visages de l’astre lunaire. La lumière et l’ombre, le halo et le cratère, la douceur d’une clarté changeante et la réalité minérale d’un paysage rocailleux. L’argent vient naturellement prolonger ce vocabulaire. Façonné à la main par les artisans parisiens de la maison, il conserve les traces du geste, se fait fondu ou martelé et s’oxyde parfois jusqu’à prendre les nuances de la nuit.

Une série de quelques créations composent ce paysage lunaire à porter sur soi. Entre autre le collier Lunaison associe un médaillon de pyrite brute à une vingtaine de perles baroques et à un fermoir en S sculpté à la main. Le bracelet Larme de Séléné lui répond, tandis que les bagues Lever de Lune et Orbe font émerger leurs perles de montures aux reliefs presque volcaniques. Les boucles d’oreilles Pluie d’Étoiles mêlent enfin pyrite brute, perles et diamants noirs dans un mouvement de cascade.

Avec Séléné, Marie-Alexandrine Yvernault poursuit une écriture joaillière volontairement affranchie des conventions. Depuis la création de sa maison en 2022, elle envisage le bijou comme une sculpture, nourrie par sa passion pour les minéraux et les bijoux d’artiste du XXe siècle. Ici, l’irrégularité n’est pas corrigée : elle devient précisément ce qui donne à chaque pièce sa présence et son caractère.

www.mariealexandrineyvernault.com