Au Touvabien, le bistrot parisien retrouve son souffle. Ni mise en scène, ni prétention : ici, tout part de l’instinct et du vrai. Une carte courte et franche, des produits locaux sans compromis, et la touche juste du chef Gaspard Narcy, jeune et déjà très sûr de ses assiettes. Œufs mayo, tartare, croque, pâté en croûte – les classiques sont là, servis sans nostalgie mais avec un respect solide du produit et de la saison.

Dans les verres, les vins vivants prolongent l’expérience : des cuvées bien choisies, à l’image du lieu, sincères et vivifiantes. Mais le Touvabien, ce n’est pas qu’une affaire de cuisine. C’est un esprit, une ambiance, une envie de faire autrement. Matteo Gueniche (25 ans) et Romain Rivalant (26 ans), les deux cousins à l’origine de l’aventure, ont grandi avec cette idée qu’un bistrot, c’est d’abord une table ouverte, un comptoir où l’on cause, un lieu qui rassemble sans jamais exclure. Leur force ? Des parcours différents mais complémentaires. Matteo, l’autodidacte curieux, a touché à tout – de la brasserie au palace, avant un détour inspirant par l’Amérique du Sud. Romain, formé à Ferrandi, a roulé sa bosse entre grandes ouvertures et scènes internationales. Ensemble, ils croisent leurs visions avec un même objectif : redonner au bistrot ses lettres de noblesse, sans le figer dans le passé.
Le déclic ? Une adresse de quartier pleine de charme, nichée rue d’Ulm, qui n’attendait qu’un nouveau souffle. Ils en ont fait un lieu vivant, à leur image : accueillant, décomplexé, et terriblement parisien. Plus qu’un bistrot, le Touvabien est une déclaration d’amour à la convivialité – avec une pincée d’audace, et beaucoup de cœur.
8 rue d’Ulm, 75005 Paris

